FAIRE PARIS – Les jardins suspendus

Projet: Concours Faire Paris / Date: 2018 / Lieu: Paris / Coût: nc / Maître d’ouvrage: Ville de Paris / Mandataires-cotraitants: Yusuf Cakmak – Sense Architecture Urbanisme / Mohammed-Ali Chafter Concepteur-Theoricien / Anissa Makhloufi – Urbaniste / Satya Mallipoudy – Urbaniste

Les jardins suspendus de Paris, genèse d’un pari vers le ciel où comment redonner du sens à la modernité.

Pour commencer un flashback est nécessaire. Nous avons en 2013 participé au concours d’idée Europan12. A l’issue de ce dernier nous avons découvert une piste de recherche pour le développement des villes modernes à travers le cas concret de la porte des Poissonniers. Hélas nous fûmes jugés trop utopiques. Or depuis, notamment en 2015, notre groupe de recherche a enfin conceptualisé cette solution. Nous avons donc accueilli avec beaucoup de joie FAIRE PARIS,le considérant comme le cadre parfait pour le développement, l’émergence et la faisabilité de notre théorie architecturale.

Cette solution se synthétise en deux points pouvant redonner du sens à la modernité. Nous avons implicitement et ironiquement appelé ces points :

 6ème point de l’architecture moderne (Connecttoits) et 7ème point de l’architecture moderne (Horizon retrouvé).

Nous nous expliquons

L’architecture moderne s’est,pour nous,arrêtée au 5ème point. A savoir la « toiture terrasse ». Cet archétype aujourd’hui sublimé, notamment viala tendance du « roof top ».Mais elle a oublié  de partager sa révolution vers le ciel. En effet, pourquoi ces immeubles dans leur course individuelle   vers la hauteur n’ont jamais proposé de tisser des liens entre eux ?

Quelle est la symbolique aujourd’hui de la ville moderne ? Notamment pour ce qui concerne les hypercentres ?

Nous nous trouvons face à des densités élevées, aggravées par un manque de verdure et où la circulation ou le développement de mode de déplacements doux arrivent à saturation.

La solution est vers le ciel

Paris en est un révélateur. En effet, elle n’a guère dépassé son R+6 haussmannien et se présente aujourd’hui comme une galette dense traversée par la Seine. Alors qu’elle est critiquée de se transformer en ville musée, nous lui proposons de se renouveler tout en redevenantun modèle pour les autres villes modernes.

L’idée repose sur un principe urbain assez simple. La Tour Croulebarbe d’Edouard Albert pourrait en être le symbole. Ce gratte-ciel présentantau milieu de sa hauteur un vide qu’il destinait au public. Ainsi l’histoire en a voulu autrement mais l’histoire peut s’inverser. Comme un révélateur.

Ainsi pourquoi ne pas imaginer un niveau de réservation « au-dessus » de la ville d’une épaisseur de 2 à 3 étages. Ce niveau serait réservé à des jardins publics ou privés agrémenté d’espaces culturels, commerces ou logements. Mais surtout ce niveau devra accepter un maillage pour les déplacements et la connexion des jardins précités. Il devra aussi être porteur de tous les éléments nécessaires au captage des énergies renouvelables. Tout simplement tisser une ville verte sur la ville pour la renouveler.

Ceci dit, nous pouvons désormais entrer dans le champ applicatif de notre théorie en proposant un exemple concret : « Les jardins suspendus de Paris ».

Il s’agit de développer la première porte céleste de Paris reliée à une voie verte aérienne desservant  différents pôles de centralité.Cette voie pouvant supporter de futures connexions issues des toitures adjacentes. Cette réalisation posée comme une graine, base de développement d’un futur maillage vert. C’est là que FAIRE PARIS prend tout son sens. Nous pourrions ainsi y affiner nos recherches afin de préciser ce projet dont le programme consiste en une passerelle verte reliant des jardins suspendus et abritant un musée céleste de la Canopée des Halles à Beaubourg.

Il est temps que nos trajets quotidiens se comptent à vol d’oiseau…

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